• mardi le 20 février, 2018

État d’urgence en Jamaïque: « pas besoin de s’inquiéter! »

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« Il n’y a pas besoin de s’inquiéter, c’est comme si de rien n’était », a déclaré Edmund Bartlett, ministre du Tourisme de la Jamaïque lors de sa visite à Toronto à la fin janvier pour apaiser les inquiétudes à la lumière de l’état d’urgence déclenché sur l’île. Notre média partenaire, TravelWeek, l’a rencontré pour comprendre ce qui se passe vraiment sur place, et surtout, quel est le but de cette action coup de poing! Parfois, pour mieux avancer, il faut savoir reculer d’un petit pas… Malgré ces légères turbulences, nous pensons que la situation reste suffisamment stable pour accueillir des touristes en ce moment. 

CONSEILS AUX VOYAGEURS: FAITES AFFAIRE AVEC DES PROFESSIONNELS PLUTÔT QUE DE PARTIR SEUL À L’AVENTURE

Philip Rose, directeur régional au Canada pour l’Office de tourisme de la Jamaïque (à droite), et monsieur Edmund Bartlett, ministre du Tourisme de la Jamaïque (à gauche)

Est-ce qu’on peut y aller en toute sécurité? Sachez déjà que toute la Jamaïque n’est pas concernée par cette alerte. L’alerte, qui s’applique à Montego Bay et à la paroisse de St. James, a été mise en vigueur le 18 janvier après une forte hausse des crimes violents. En réponse, le gouvernement canadien a révisé ses conseils de voyage pour la Jamaïque, recommandant aux voyageurs canadiens de rester dans les zones de villégiature, de ne pas s’aventurer à l’extérieur et d’avoir recours à des professionnels pour les excursions et les transferts aéroportuaires.

RIEN À CRAINDRE À MONTEGO BAY

Malgré les inquiétudes dans l’industrie du voyage, monsieur Bartlett maintient que l’état d’urgence, où la récente vague de violence, n’a pas d’impact sur les stations balnéaires de Montego Bay.

« Montego Bay est divisée en deux sections: la zone de villégiature sur la bande côtière, et la zone résidentielle dans les montagnes où les gens vivent », a-t-il expliqué à Travelweek. « Montego Bay est située sur une colline où la sécurité est renforcée, cela n’a rien à voir avec ce qui se passe en bas ».

L’ÉTAT D’URGENCE: UNE STRATÉGIE EFFICACE?

Monsieur Bartlett dit que la situation dans la zone est bien contrôlée, confirmant qu’il n’y a pas eu de rapports de violence au cours des derniers jours. En fait, depuis que des mesures de sécurité renforcées ont été mises en œuvre en raison de l’état d’urgence, la zone touchée n’a connu qu’un seul incident majeur.

« Cela nous dit que ça fonctionne », dit M. Bartlett, ajoutant que l’état d’urgence avait pour but premier d’empêcher que la situation devienne incontrôlable et ne commence à affecter la nation au sens large. « Nos forces de sécurité fonctionnent comme celles du Canada, avec une puissance limitée. L’état d’urgence est un mécanisme qui leur donne plus de pouvoirs pour agir dans les zones géographiques prescrites. Ils n’auraient pas eu ce pouvoir sans un état d’urgence ».

LES TOURISTES CANADIENS NE FUIENT PAS LA JAMAÏQUE

« Nous allons de l’avant maintenant », déclare M. Barlett, signalant une croissance continue du tourisme malgré la situation actuelle. En fait, en janvier, lorsque l’état d’urgence a eu lieu, la Jamaïque a enregistré une augmentation de 6,8% de ses arrivées. Au cours de la période de mise en œuvre de cette sécurité renforcée, les arrivées ont augmenté de 7,6%.

Une grande partie de cette croissance peut être attribuée au marché canadien, qui a connu une augmentation importante au cours des deux dernières années. Jusqu’en décembre 2017, les visites canadiennes ont franchi la barre des 400 000, ce qui représente une légère hausse de 9% par rapport à 2016.

QUEL FUTUR POUR LA DESTINATION?

Maintenant, le ministre vise une nouvelle cible: 450 000 Canadiens en 2018, et 500 000 en 2020. Au final, tout laisse à penser que le gouvernement jamaïcain a souhaité faire disparaître la criminalité pour assurer un développement touristique plus serein dans les années à venir. Que ce soit pour rassurer les touristes ou les investisseurs, la destination a tapé fort en mettant la réduction de la criminalité comme l’une des priorités du pays.

« Ce que nous voulons souligner, c’est que nous considérons que le marché canadien est très important pour nous. C’est le deuxième plus grand marché pour la Jamaïque (après les États-Unis)  », dit-il.

Pour poursuivre cette croissance, Monsieur Bartlett note que toute une série d’initiatives impliquant des voyagistes, des agents de voyages et des médias seront mises en œuvre. Ces actions seront également liées au segment des croisières, qui a progressé de 16,2% en 2017, passant de 1,6 million de passagers en 2016 à 1,9 million.

De plus, la Jamaïque accueillera 1 000 chambres d’hôtel supplémentaires cette année, avec une prévision de 10 000 autres d’ici 2021.

« Le marché canadien a montré une énorme compréhension de la situation actuelle parce qu’il connaît la Jamaïque », dit-il. « La Jamaïque est historiquement un endroit sûr et qui a toujours donné une valeur élevée au dollar ».

EST-CE LE BON MOMENT POUR PARTIR EN JAMAÏQUE?

En ce moment, des rabais sont offerts pour la Jamaïque, mais est-ce sérieux d’y aller? Doit-on craindre pour sa sécurité? Ce sont les questions que Mario Dumont a posées à notre rédactrice en chef, Gwendoline Duval, en direct sur TVA, lundi, 12 février 2018.

Pour revoir ce reportage, cliquez sur l’image ou ICI

(Source: TravelWeek, Profession Voyages)

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