• mardi le 21 mai, 2019

[Tokyo] l’Asie autrement

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Franck Laboue
L’aventurier épicurien
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C’est fait: le Québec et le Japon sont à présent reliés par un vol direct! Après Shanghai, Air Canada s’ouvre de plus en plus sur l’Asie. Tokyo a toujours été une grande porte d’entrée pour l’Asie, un aéroport qui permet de nous connecter à une foule de destinations exotiques. Mais bien plus qu’un autre aéroport de passage, Tokyo est surtout la perspective de connaitre un pays fascinant et sa capitale unique au monde. Longtemps classé au rang des destinations trop coûteuses, le Japon est aujourd’hui de plus en plus prisé. L’effet Fukushima est bien consommé. Le Japon revient en force et s’ouvre au plus grand nombre. Sécuritaire, moderne, intrigante … les qualificatifs sont nombreux lorsque l’on évoque la mégalopole nippone. Une chose est sûre, elle ne laisse personne indifférent. Porte d’entrée pour le Japon, Tokyo pourrait néanmoins vous garder dans ses tentacules pour quelques jours. Petit tour dans les rues animées du pays du soleil levant. À vos baguettes, prêts, partez!

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“LOST IN TRANSLATION”: SHIBUYA & SHINJUKU 

Il y a quelques années, je partais arpenter Tokyo pour une semaine entière. 7 jours bien remplis au rythme du métro, du saké, des sushis, des incompréhensions et des lumières. Une gigantesque hydre de béton, c’est ce qui s’offre à mes yeux du haut des airs. Depuis mon siège, je peux constater l’immensité urbaine de Tokyo. Le métro prendra près de 45 minutes à m’emporter vers le centre-ville. Ce ne sera alors qu’une suite ininterrompue de banlieues diverses. Comme le personnage de Bill Murray dans l’iconique “Lost in Translation”, je me dirige instantanément vers Shibuya. C’est ici, sous les néons et les gratte-ciels, que je suis emporté dans le tourbillon culturel japonais. C’est à Shibuya que j’arpente le célèbre passage piétonnier ultra-bondé, le carrefour Hachiko, où toute une fourmilière s’agite. Times Square semble soudain bien ridicule sous ce tsunami de néons en tous genres.

Vous en voulez toujours plus? Direction Shinjuku et ses murs qui s’illuminent de nuit comme de jour. Un de mes premiers constats: la barrière de la langue. Les japonais parlent .. japonais! Eh oui, on a beau être la troisième puissance économique du monde, point besoin de jaser en langue anglaise sur l’archipel japonais. La gentillesse et la courtoisie des habitants de Tokyo nous ébranlent.

   

HARAJUKU & ROPPONGI: TOKYO BRANCHÉ 

Tokyo donne ce sentiment d’être perdu. Je me sens dans une dimension à la fois si proche et si différente de la nôtre. Les jeunes branchés détonnent dans le paysage du quartier d’Harajuku; ils donneraient des crises de jalousie aux occidentaux tant leur style marque la rétine. La jeunesse locale se travestit en “Cosplay” dans ce fameux coin de la ville. On y croise des salons de thé à thème comme “Alice au pays des merveilles” ou encore “Manoir” avec des serveuses déguisées en soubrettes. À Roppongi, dont le paysage est dominé par une Tokyo Tower aux accents “Eiffel”, les karaokés pullulent aux côtés des salles de jeux vidéos et des immenses librairies de mangas. J’ai l’impression d’être un peu dans le manga de ma jeunesse, “Akira”, en face d’une ville futuriste aux motos supersoniques, tout est possible. Détruite par deux fois, par un tremblement de terre et les bombardements américains de 1945, l’ancienne “Edo” est une cité moderne sortie des cendres du passé.

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TSUKIJI: LE MONDE DU POISSON 

Je m’engouffre dans les méandres du métro, un lieu qui ingère des millions de personnes chaque jour, une vraie fourmilière. Ici, lutteurs de sumo et hommes d’affaires se croisent; de petites musiques signalent l’arrivée d’une station alors que la plupart des passagers dorment. C’est de bon matin que je me lance pour la visite du marché de Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde. À cette époque (2006), le touriste pouvait encore apprécier la criée et l’animation fiévreuse qui y règne. Aujourd’hui, vous n’êtes acceptés qu’après 10h00 une fois la folie terminée. Passez-y tout de même, histoire de chiner dans les ruelles qui entourent le marché. Tout un bazar s’y concentre et on y retrouve de tout: ustensiles de cuisine, thés, vaisselles, mollusques séchés aux noms japonais indéchiffrables. Dans cet endroit s’agglutinent des restaurants minuscules où l’on vous servira toutes sortes de plaisirs de la mer. Bien sûr, ce sera l’occasion d’apprécier de bons sushis frais du marché. Au retour de ce voyage vous n’aurez qu’une obsession: manger japonais! À votre passage dans le cœur de la cité, au milieu des quartiers d’affaires, ne manquez pas la silhouette du Palais impérial, un espace plutôt vide aux murailles qui nous rappellent le temps des Samouraïs.

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UENO & SENSO-JI: TRANQUILITÉ NIPPONE 

Au cœur de toute cette effervescence, comment retrouver un souffle relatif de calme? Direction le nord de la ville et le parc Ueno. Ici, au printemps, les cerisiers en fleurs embrasent les lieux. Le rose des arbres rend la capitale nippone méconnaissable, la transformant en véritable conte de fées. On trouve ça et là de petits sanctuaires shinto disséminés dans toute la ville. Mais c’est à Senso-Ji, dans le quartier d’Asakusa, que l’on terminera notre balade. Plus ancien temple de la ville, il y règne une certaine effervescence les fins de semaine: geishas présentes pour la photo, écoliers, couples, tout Tokyo s’y donne rendez-vous. Sous l’imposant toit rouge du sanctuaire, les enfants en uniformes s’entraînent à pratiquer l’anglais avec les touristes de passage et des habitants en tous genres se succèdent pour faire une prière. Un moment paisible au milieu de l’énergie électrique de la ville.

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VERDICT DU CHRONIQUEUR

Difficile de résumer la cité nippone en quelques mots. Au delà de ses sites touristiques, Tokyo est surtout une boule vibrante d’énergie. Ses habitants et leur culture vous désarmerons et vous charmerons instantanément. Premier choc culturel avec l’histoire et la société d’un pays atypique, Tokyo est la porte d’entrée d’un monde à part en Asie. Tokyo et le Japon émerveillent et chamboulent les occidentaux depuis toujours, il s’agira alors bien plus que des sushis et la silhouette d’une Geisha, cette ville n’attend que vous pour vous surprendre. Tokyo est l’un de mes plus beaux souvenirs. Et votre tour c’est pour quand?

À VOIR, À LIRE, À ÉCOUTER

Lost in Translation (Sofia Coppola – 2003) Chef-d’oeuvre du cinéma indépendant, Lost In Translation nous transpose à Tokyo dans les bras de deux êtres perdus dans la cité nippone.

Base Ball Bear (C – 2006) La musique japonaise récente est intrigante, ce groupe de rock local saura vous surprendre, dans le bon sens du terme.

Stupeur et Tremblements (Amélie Nothomb – 1998) Le classique de l’écrivaine belge nous plonge dans le choc des culture entre une Gaijin et le pays du soleil levant.

Geisha (Arthur Golden – 1997) Grand classique adapté au cinéma, le récit se déroulant dans les années 1930 suit la formation et la vie d’une célèbre Geisha. Culte.


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