• mardi le 26 janvier, 2021

Je suis sortie de ma zone de confort et j’en suis fière!

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J’ai pris, pour la première fois depuis 3 ans, 5 jours de VRAIES vacances. J’ai consciemment décidé de déconnecter des technologies, pas de cellulaire, ni d’ordinateur. J’ai mis de côté tout ce qui me tient occupée, toute responsabilité ou obligation de mon quotidien. Ma destination : Fort-Coulonge, dans une pourvoirie de la Rivière Noire. Pas de maquillage, ni de talons hauts pour ce coin du Québec, croyez-moi! Oui, vous avez bien lu, Ariane s’est laissée embarquer dans une expédition de canot-camping! Je doutais honnêtement que je puisse avoir du plaisir dans un cadre aussi rustique et naturel que le camping. J’avais un blocage sérieux quant à l’idée de partir dans la nature, loin de mon petit confort habituel. Et bien, ce fut formateur, réparateur, et ressourçant.

Comme je fais toujours les choses de manière intense, ce n’était pas au petit camping sympathique du coin. Cet endroit était éloigné de la civilisation, à plus de deux heures au nord de Gatineau. Depuis plus de 40 ans, un ami de mon copain organise des expéditions chaque année, où ils affrontent les rapides des nombreuses rivières dans différentes pourvoiries du Québec. En compagnie d’un groupe de 12 personnes, que je connaissais peu ou que je voyais pour la première fois, je me suis aventurée dans le bois, à la conquête des aléas de la rivière, de ses rapides et de tout ce que la nature avait à m’offrir.

La cérémonie des casquettes

Serge, l’organisateur, qui à l’âge respectable de 73 ans s’amuse toujours autant à participer à ce voyage, lançait officiellement l’expédition de canot en ce samedi soir humide. En plein milieu du premier campement, il remettait à chacun la casquette jaune qu’il avait pris soin de faire fabriquer avec le nom de la rivière et la date. La moitié des personnes présentes en étaient à leur première expérience avec ce groupe de joyeux lurons. Exceptionnellement, pour ce voyage, ils avaient invité les femmes. Sur 12, nous étions 3. La fille de Bernard, Marie-Claire, n’en était pas à sa première descente. À 40 ans, elle suit son père dans ses nombreuses aventures depuis l’âge de 8 ans. Elle voulait initier à son tour sa fille de 15 ans, Kassandre, qui était aussi du voyage. Chaque duo de canoteurs avait ses forces et ses faiblesses, et nous nous apprêtions à le découvrir le lendemain matin, quand nous nous sommes mis à l’eau dès 8 h 30.

Les vampires de la Rivière Noire

J’ai rarement vu autant de moustiques de toute ma vie! Un membre du groupe, Mark, a même dit : « Je comprends pourquoi ils appellent ça la Rivière Noire, c’est la rivière des mouches noires! » Elles étaient voraces, insistantes, dérangeantes. Le deuxième soir, après un orage, durant la nuit, jusqu’au lever du soleil, nous avons eu droit à la « 5e symphonie des moustiques », un grondement qui tournoyait le long des moustiquaires de la tente. Nous devions mettre autant de chasse moustique que de crème solaire. Durant le jour, j’aurais cru avoir la paix une fois sur la rivière… et non! Pas de vent pour les éloigner. Ils nous dévoraient à travers nos vêtements. Ne vous avisez pas de montrer un bout de peau, ces vampires voulaient sucer notre sang au risque de se faire écraser et perdre la vie. De vrais kamikazes!


Qu’est-ce que je fais ici?

À un certain moment, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là! Pourquoi je m’étais embarquée dans cette aventure de fou! Les moustiques attaquaient non seulement ma chair, mais aussi mon humeur et ma patience. Ils me rendaient carrément folle. En plus, le matelas sous mon sac de couchage s’était dégonflé, et l’orage avait rendu le tout humide, donc l’inconfort m’avait réveillée très tôt. Après avoir ramé la veille toute la journée, j’avais mal partout… Pas facile ma vie! Dès cet instant, j’ai fait la part des choses, comme il est nécessaire de le faire quand on est à bout de nerfs. J’ai regardé au loin la nature, elle était toujours aussi paisible. La rivière coulait tranquillement, les oiseaux chantaient le matin (5 h) et l’air que je respirais était pur. Il y a toujours des moments de découragement dans tout ce que l’on fait. Suivant nos choix qui sont parfois spontanés, parfois réfléchis, cela n’empêche pas de remettre en question les décisions que nous avons prises.

J’aurai plusieurs autres péripéties à vous raconter de cette aventure, lire la suite ce jeudi

« C’est en sortant de votre zone de confort que vous vous sentirez fier et vivant! »

Avec cœur et passion,

 

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